Retraite en Grèce ou au Portugal :
le comparatif complet pour bien choisir

Pendant longtemps, le Portugal a été le réflexe numéro un des retraités français en quête de soleil et de fiscalité douce.

En 2026, le paysage a changé : le Global Retirement Index place pour la première fois la Grèce en tête du classement des meilleures destinations de retraite, devant le Portugal.

La raison ? Un avantage fiscal grec resté stable, quand le régime portugais du non-résident habituel s’est progressivement refermé. Ce comparatif fait le point, sans parti pris caricatural, sur la fiscalité, le coût de la vie, l’immobilier et la vie quotidienne dans les deux pays.

Publié le 8 Août 2026

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Fiscalité — un avantage grec stable face à un régime portugais fermé

Le NHR portugais : une belle histoire, mais terminée pour les nouveaux arrivants

Le régime du résident non habituel (NHR) a longtemps permis aux retraités français de ne payer que 10 % d’impôt sur leurs pensions étrangères au Portugal (et même 0 % avant 2020). Mais ce régime est fermé aux nouvelles demandes depuis le 31 décembre 2023. Il a été remplacé en 2024 par le régime IFICI, qui exclut explicitement les pensions de retraite : il ne s’adresse qu’à des profils professionnels ciblés (recherche, technologie, innovation).

Concrètement, un retraité qui s’installe au Portugal aujourd’hui ne bénéficie plus d’aucun avantage fiscal automatique. Ses pensions étrangères sont imposées selon le barème progressif portugais ordinaire, qui grimpe jusqu’à 48 %. Seules les personnes ayant obtenu le NHR avant fin 2023 conservent leur taux préférentiel jusqu’au terme de leurs 10 années, entre 2025 et 2034 selon leur date d’inscription.

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Le régime 7 % grec : stable et prévisible sur 15 ans

À l’inverse, le régime fiscal grec à 7 % (article 5B) reste pleinement accessible aux nouveaux arrivants, avec un taux fixe garanti pendant 15 ans sur l’ensemble des revenus de source étrangère. C’est aujourd’hui l’un des avantages fiscaux les plus lisibles et les plus durables d’Europe pour un retraité étranger.

Grèce ou Portugal pour la retraite: Tableau comparatif de fiscalité

TrancheFrance (résident)Portugal (droit commun 2026)Grèce (régime 7 %, ans 1-15)Grèce (droit commun, après 15 ans)
≤ 10 000 €0 % (jusqu'à 11 600 €)≈ 13,25 % à 16 %7 %9 %
10 001 € - 20 000 €11 %≈ 18 % à 25 %7 %20 %
20 001 € - 30 000 €11 % (jusqu'à 29 579 €), puis 30 %≈ 26 % à 32 %7 %26 %
30 001 € - 40 000 €30 %≈ 33 % à 37 %7 %34 %
40 001 € - 60 000 €30 % (jusqu'à 84 577 €)≈ 40 % à 45 %7 %39 %
> 60 000 €30 % à 45 % (au-delà de 84 577 € et 181 917 €)≈ 45 % à 48 %7 %44 %
Prélèvements additionnels+ 9,1 % CSG/CRDS (résidents ; non applicable si non-résident)+ surtaxe de solidarité de 2,5 % (80 000 €-250 000 €) à 5 % (> 250 000 €)Aucun / Cotam en France (cas standard)Aucun connu à ce jour

Note méthodologique : les taux portugais sont des estimations par plage, le barème portugais comportant 9 tranches fines (13,25 % à 48 % en 2026) qu’on ne peut pas superposer exactement aux paliers de 10 000 € utilisés ici pour la comparaison.

Les taux grecs (régime 7 % et barème post-15 ans) sont les taux officiels 2026.

La CSG & Cotam française et la surtaxe portugaise sont deux prélèvements de nature différente: nous les indiquons séparément plutôt que de les mélanger aux tranches, pour ne pas fausser la comparaison. Ce tableau est indicatif et ne remplace pas une simulation personnalisée.

Simplicité administrative — nuancer un faux argument différenciant

Deux pays de l'Union européenne, deux parcours très proches

Contrairement à une idée parfois répandue, la Grèce n’a pas d’avantage particulier sur le Portugal en matière de visa : les deux pays sont membres de l’Union européenne, et un citoyen français peut s’y installer librement, sans visa ni titre de séjour, en vertu de la même liberté de circulation. Ce n’est donc pas un argument différenciant valable entre les deux destinations.
En revanche, la nature des formalités diffère légèrement dans le détail. En Grèce, au-delà de trois mois de présence, un simple certificat d’enregistrement suffit. Le Portugal applique un mécanisme équivalent avec le certificat d’enregistrement de citoyen de l’UE, délivré par la mairie (Câmara Municipal).

Dans les deux cas, la charge administrative reste comparable pour un citoyen européen : ni l’un ni l’autre ne nécessite de démarche de type visa ou permis de séjour classique.

Coût de la vie et immobilier

Un avantage grec qui se creuse, surtout hors zones touristiques

Le coût de la vie reste globalement inférieur en Grèce, de l’ordre de 20 à 35 % par rapport à la France selon les postes de dépense, contre environ 15 % pour le Portugal, selon les régions et le mode de vie. Sur l’immobilier, la tendance s’est nettement inversée ces dernières années : l’afflux de retraités et d’investisseurs attirés par l’ancien NHR portugais a fait grimper les prix à Lisbonne, à Porto et sur une grande partie de l’Algarve, rendant la location sous 1 500 € par mois complexe dans ces zones.
En Grèce, si Athènes et les îles les plus prisées (Mykonos, Santorin) connaissent elles aussi une hausse sensible, de nombreuses régions restent nettement plus accessibles : le Péloponnèse, la Crète hors zones ultra-touristiques, ou certaines villes du continent offrent encore un bon rapport qualité-prix, avec des loyers pouvant démarrer autour de 600 à 1 000 € pour une maison avec vue mer.

Communauté française — plus développée au Portugal, en croissance en Grèce

Un avantage historique portugais, à mettre en perspective

Sur ce point précis, le Portugal conserve une longueur d’avance : la communauté française y est installée depuis plus longtemps, plus nombreuse, et dispose d’un tissu associatif, scolaire et professionnel (médecins, agents immobiliers, artisans francophones) plus développé, en particulier à Lisbonne, Porto et dans l’Algarve.
La communauté française de Grèce reste plus restreinte, mais en croissance rapide, portée par l’essor du régime 7 %. En pratique, ce moindre maillage francophone est largement compensé par la maîtrise très répandue de l’anglais en Grèce, y compris parmi les professionnels (avocats, agents immobiliers, médecins), et par un accueil local particulièrement chaleureux envers les étrangers, comme nous le rappelons régulièrement dans nos chroniques.

Notre position, assumée mais nuancée

Ni procès à charge, ni promotion aveugle

Retir’In G est spécialisé sur la Grèce, et notre conviction est sincère : la combinaison actuelle d’un régime fiscal stable sur 15 ans, d’un coût de la vie encore contenu et d’un accueil local chaleureux en fait, à ce jour, une destination particulièrement pertinente pour de nombreux profils de retraités français. Cela ne signifie pas que le Portugal a perdu tout intérêt : son climat océanique, sa proximité géographique avec la France et son infrastructure médicale privée réputée restent de vrais atouts, notamment pour ceux qui ne recherchent pas en priorité un avantage fiscal.

Comparatif retraite Grèce Portugal.

Critère🇬🇷 Grèce🇵🇹 Portugal
Fiscalité★★★★★★★★★★
Climat★★★★★★★★★
Immobilier★★★★★★★★★
Communauté française★★★★★★★★★★
Langue★★★★★★★★
Santé★★★★★★★★

Où prendre sa retraite : Grèce ou Portugal ?

Le bon choix dépend avant tout de votre situation personnelle : niveau de pension, composition familiale, rapport à la langue, attentes en matière de communauté francophone. Nous vous encourageons à comparer objectivement plutôt qu’à suivre une mode.

Retir’In G n’est ni avocat, ni fiscaliste, ni agent immobilier. Nous vous orientons vers nos partenaires qualifiés pour chaque démarche technique ; le choix final reste entre vos mains.

Depuis la fermeture du régime NHR portugais, nous constatons que de nombreux retraités qui envisageaient initialement le Portugal, ou des retraités initialement relocalisés au Portugal et dont le taux préférentiel arrive à terme, réévaluent maintenant leur projet et s'intéressent désormais à la Grèce.
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Argyro

FAQ

Le Portugal offre-t-il encore un avantage fiscal aux nouveaux retraités ?
Non, depuis le 1er janvier 2024. Le régime NHR est fermé aux nouvelles demandes. Le régime qui l’a remplacé, l’IFICI, exclut explicitement les pensions de retraite étrangères.
Non, dans les deux cas, en tant que citoyen de l’Union européenne. Seul un certificat d’enregistrement est requis au-delà de trois mois de séjour, dans l’un comme dans l’autre pays.

En moyenne, oui, avec un écart estimé entre 20 et 35 % par rapport à la France en Grèce, contre environ 15 % au Portugal. Cet écart varie fortement selon les régions choisies dans chaque pays. A noter que le coût moyen à l’achat au m2 est devenu important au Portugal vis à vis de pays comme l’Espagne et la Grèce.

Cela dépend de vos priorités. Le Portugal offre un maillage francophone plus dense et plus ancien. La Grèce mise davantage sur l’anglais, largement répandu, et sur un accueil local très chaleureux envers les étrangers.

À situation équivalente, la Grèce offre aujourd’hui un avantage fiscal plus net et plus stable pour un nouveau retraité, avec son taux fixe de 7 % garanti 15 ans, contre l’absence de régime préférentiel pour un nouvel arrivant au Portugal.

Grèce, Portugal, ou ailleurs : le bon choix se construit sur vos chiffres, pas sur des idées reçues.

Il n’existe pas de meilleur pays dans l’absolu. Il existe un meilleur pays pour votre situation.
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